Pêcher à la mouche : les différentes techniques

 La pêche à la mouche, cette technique ancestrale et traditionnelle, s’est largement démocratisée ces trente dernières années et compte aujourd’hui de nombreux amateurs, passionnés de nature et respectueux de l’écosystème.

Immersion du pêcheur dans l’eau, danse aérienne gracieuse de la soie, cette méthode mise en lumière par le film « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford a un style qui lui est bien propre.

C’est une des méthodes de pêche les plus complètes et peut se pratiquer de nombreuses manières différentes. Petit tour d’horizon de ces pratiques aussi diverses que passionnantes.

Brève introduction à la pêche à la mouche

La pêche à la mouche est une technique qui allie loisir et plaisir, nature et éthique, sport et patience. Elle consiste à pêcher toutes les sortes de poissons du monde, bien qu’initialement réservé aux salmonidés, telles que:

  • les truites,
  • le saumon
  • ou l’ombre.

Cela se fait à l’aide d’un leurre qui représente généralement un insecte, une larve ou un petit poisson ou crustacé. C’est une pêche d’émotion et de respect de la nature, particulièrement convoitée par les survivalistes sensibles aux lois de « Mère Nature ».

Et c’est surtout une pêche d’observation, le but étant que le moucheur arrive à imiter à la perfection l’insecte pour leurrer le poisson. La pêche à la mouche se pratique aussi bien en eau douce qu’en mer, avec une mouche artificielle flottante ou bien immergée sous l’eau.

Introduction des différentes techniques

La pêche en sèche

Cette technique consiste à appâter le poisson en utilisant un insecte artificiel qui flotte sur l’eau, appelé « sèche ». Le pêcheur va donc repérer le poisson, observer ce qu’il mange en scrutant les insectes présents à la surface de l’eau et va en imiter les mouvements avec sa sèche.

C’est une méthode qui peut se pratiquer en amont ou en aval d’un cours d’eau, avec tout de même une préférence de pêche en amont. 

La pêche en noyée

C’est une technique qui se pratique entre le fond et la surface, entre « deux eaux ». Elle consiste à imiter grâce à une mouche artificielle immergée, une petite larve qui migre vers la surface pour se transformer en insecte ou un insecte qui tente d’échapper à la noyade, appelée « noyée ».

Ce sont les vibrations émises par cette imitation d’insecte qui vont appâter le poisson. C’est une technique qui se pratique en aval d’un cours d’eau et peut utiliser jusqu’à trois mouches montées sur la même ligne :

  • une en bas de ligne « en pointe »,
  • une « en intermédiaire »
  • et une dernière en « sauteuse » qui va représenter l’insecte qui essaye de prendre son envol. 

La pêche en nymphe, « au fil » ou « à vue »

Cette technique consiste à attraper le poisson en utilisant une mouche artificielle appelée « nymphe » et qui sera cette fois totalement immergée.

La nymphe va imiter un insecte à son stade larvaire, se déplaçant au fond de l’eau. C’est une technique qui peut se réaliser soit « au fil », c’est-à-dire que le pêcheur ne voit pas le comportement du poisson et utilise donc un détecteur de touche pour anticiper l’attaque soit « à vue », en utilisant le comportement, les déplacements et les réactions du poisson en temps réel comme « détecteur de touche ».

Pêcher à vue nécessite évidemment une eau extrêmement limpide et claire et surtout une bonne analyse de la situation (profondeur et débit de l’eau, activités du poisson repéré et des larves ou des insectes à la surface) et du poisson lui-même. C’est une technique qui se pratique aussi bien en amont qu’en aval d’un cours d’eau. 

La pêche au streamer

Cette technique permet d’attraper un poisson à l’aide d’une mouche artificielle appelée « streamer » qui imite généralement un petit poisson tel que la truitelle, le vairon, le chabot, etc.

Pour pouvoir positionner le streamer en profondeur, la ligne doit être idéalement plongeante. C’est une technique qui permet de faire de jolies prises, mais étant une pêche dite incitative, qui a pour objectif d’énerver et de stimuler le poisson convoité, le moucheur doit régulièrement animer le streamer en effectuant des tirées et relâchées. Elle s’exerce généralement en aval du cours d’eau.  

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