pêche nymphe à la roulette

Comment réussir à la pêche à la roulette?

Terriblement efficace et pourtant peu connus. Tous comme la mouche noyée la roulette ne reçois pas la gloire qu’elle mérite….

Il arrive parfois que des techniques de pêche pourtant très efficaces lorsqu’elles sont correctement pratiquées n’aient pas la popularité qu’elles seraient en droit de rencontrer.

Le petit monde de la pêche à la mouche n’échappe pas à cette règle et l’exemple criant de la pêche à la mouche noyée mais aussi et surtout celui de la pêche « à la roulette » en est la manifestation parfaite.

Quand on sait que cette dernière donne des résultats surprenants dans la majorité des rivières courantes, on est en droit de se poser quelques questions !

S’il est vrai que la technique de pêche à la roulette n’est réellement efficace que si l’on maîtrise correctement la pêche à la mouche avant de s’y attaquer, elle n’en reste pas moins très rentable et les résultats obtenus entre les mois de mai et juin sont parfois très surprenants.

Malgré la réussite incontestable des moucheurs qui pratique la pêche « à la roulette », il n’est malgré tout pas très fréquent de rencontrer un pêcheur qui emploie cette technique et j’ai toujours été étonné que « la roulette » n’aie pas une notoriété un peu plus importante.

  • Est-elle moins bien considérée que la pêche à la nymphe légère ?
  • Moins valorisante que la pêche en sèche ?
  • Ou tout simplement moins connue et reconnue que les autres techniques de pêche à la mouche à cause d’une presse plus discrète à son sujet ?

Il y a sans doute une part de vérité dans chacune de ces trois questions même s’il est dommage d’occulter ainsi une pêche passionnante, subtile et réellement efficace.

Où et quand pêche à la roulette?

Il est bien sûr évident que la pêche à vue d’une truite ou d’un ombre que l’on aura vu gober ou nympher dans une eau limpide est un plaisir d’une rare intensité.

Cependant, les conditions idylliques sont rarement au rendez-vous et la clarté de l’eau, la profondeur, la couleur du fond, la vitesse du courant, le vent ou les conditions d’ensoleillement compromettent souvent la pratique à la nymphe à vue ou la nymphe légère en début et en fin de saison.

Il faut donc s’adapter et rechercher les poissons avec un maximum d’efficacité là où ils se trouvent.

C’est une évidence que l’on peut difficilement nier et pourtant peu de techniques hormis la pêche « à la roulette » permettent de pêcher correctement lorsque nos belles mouchetées se postent sous une épaisse couche d’eau au courant soutenu, derrière une chute ou bien dans une fosse profonde brassée par l’écume.

Souvent décriée par quelques puristes, la pêche en nymphe très lestée reste alors la seule technique qui puisse offrir la possibilité de s’attaquer convenablement aux poissons se situant dans des eaux tumultueuses et des courants rapides, secteurs que ces braves détracteurs trouvent si peu hospitaliers pour y poser leur mouche. _

Ainsi, si comme eux vous évitez les courants soutenus, rarement exploités par les pêcheurs à la mouche, vous passerez certainement à côté de très belles émotions et probablement à côté de nombreuses et belles mouchetées.

Qu’est ce que la pêche à la roulette?

Le nom de roulette vient du fait que les nymphes qui sont employées pour cette pêche sont volontairement très plombées afin qu’elles puissent pratiquement rouler sur le fond en action de pêche.

Elles sont principalement montées sur des hameçons de 14, 12, 10 voir même 8 mais il est parfois intéressant de descendre jusqu’aux numéros 16 ou 18 pour pêcher des secteurs très fréquentés afin d’y leurrer des truites déjà très expérimentées.

Pour ce qui est de la forme de la nymphe, quelle que soit sa taille et sa silhouette, il est impératif que le corps de celle-ci puisse posséder des caractéristiques spécifiques qui favoriseront sa pénétration dans l’eau.

Quelle nymphe pour la roulette?

La silhouette doit être en effet particulièrement massive avec un corps très lisse que l’on aura volontairement saturé de vernis ou plus simplement enduit d’un plastifiant.

Cette nymphe est bien évidemment lestée à l’aide d’un fil de plomb ou de feuilles de tungstène coupées en bandelettes.

La forme du corps est donc généralement compacte et définie essentiellement par le lest et adoucie par des enroulements de soie floche ou mieux de fil acétate qui sera « soudé » par l’application d’une couche de vernis.

Son poids, associé à son pouvoir de pénétration important en raison de son corps lisse, permet à cette nymphe de descendre rapidement sur le fond même dans des courants importants, lieu où elle s’avère d’une redoutable efficacité.

Par expérience, un corps jaune paille à jaune vif semble donner de meilleurs résultats dans les rivières calcaires qu’un corps foncé, apparemment plus efficace dans les autres rivières.

Dans ce cas on privilégiera les couleurs brunes en faisant varier la tonalité du brun foncé jusqu’au brun le plus clair.

Il est également intéressant de noter qu’un corps orange fluorescent agrémenté d’une longue tête noire peut donner d’excellent résultat dans les rivières où l’ombre commun est présent si l’on veut tenter sa chance sur ce poisson aussi déroutant que passionnant à pêcher.

La technique de peche en nymphe a la roulette

En raison du poids de la mouche, les lancers sont un peu difficiles et manquent parfois de précision.

On est alors un peu loin du geste presque artistique du lancer de la mouche qui attire tant de néophytes à faire le premier pas et à essayer la pêche à la mouche.

Mais que cela ne tienne, cette technique est extrêmement passionnante et procure en compensation d’inoubliables émotions.

Pour contourner la difficulté de lancer ces nymphes très lestées il faut pêcher court dès que cela est possible.

Dans les rivières au courant soutenu, une truite ou un ombre peut pratiquement se pêcher sous la canne sans que la ligne ne touche l’eau.

La pêche avec une canne puissante et rapide va grandement faciliter le lancer car il est nécessaire de déployer assez brutalement, en raison du poids de la mouche.Un bas de ligne assez long qui ne doit pas être inférieur à une fois et demie la longueur de la canne, soit entre quatre et cinq mètres.

La dérive se fait toujours d’amont vers l’aval en lançant plus ou moins en amont en fonction de la force du courant. Dès que la nymphe a touché l’eau, il faut effectuer plusieurs mending (repositionnement de la soie) assez rapprochés pour aider la mouche à descendre rapidement en profondeur.

Durant la dérive, une fois que la nymphe aura atteint le fond, toute la difficulté consistera à présenter celle-ci sans dragage car il est indispensable que la « roulette » dérive naturellement au fil du courant, sinon elle ne sera pas prise.

Le contrôle de la dérive se fait en accompagnant la ligne de la canne, en retenant plus ou moins cette dernière qui est passée sur l’index de la main gauche, un peu à la manière des pêcheurs aux appâts naturels.

Cette manière de tenir la canne et la soie permet de ressentir très précisément une attaque car le contact est direct et cette pêche est avant tout sensitive.

La touche est toujours rapide mais parfois assez subtile. A la moindre petite sensation de lourdeur dans la ligne, un peu comme lorsque l’on accroche le fond, le ferrage doit être un réflexe.

C’est le cas également lorsque que la touche est un peu moins évidente et ne se traduit que par un léger ralentissement dans la vitesse de la dérive.

Le ferrage doit donc être extrêmement rapide car on dispose alors à peine d’une seconde pour réagir avant que le poisson, conscient qu’il vient de commettre une erreur, souffle la nymphe et ne s’y laisse plus prendre.

Cette pêche, éprouvante pour les nerfs tant la tension est importante, engendre souvent un ferrage particulièrement sec.

C’est pourquoi, pour éviter de voir partir sa mouche dans la bouche d’un poisson suite à un ferrage trop appuyé, il est nécessaire de pencher la canne vers l’amont et jouer ainsi sur son élasticité.

Quelle aniation pour la nymphe à la roulette?

Osez parfois une légère animation La truite prend normalement la nymphe au premier passage mais elle joue parfois les indifférentes et ne se décide à attaquer qu’au deuxième, troisième ou quatrième passage sur une imperceptible correction de dérive.

Cependant, lorsque qu’aucune touche ne se produit sur un poste que l’on aura jugé porteur, il est quelquefois payant de faire une nouvelle dérive en animant très légèrement la nymphe.

En effet, l’animation permet de provoquer la touche d’un poisson que sera resté insensible à un passage en dérive inerte.

Pour se faire, au moment ou la mouche touche le fond de la rivière, on imprime un petit soubresaut à l’artificiel en relevant légèrement la canne que l’on conserve toujours en position haute, suivi ensuite d’un relâcher.

En multipliant cette animation tout au long de la dérive, surtout dans les endroits les plus marqués, on peut alors inciter un poisson qui n’aura pas mordu de la manière classique à ce déplacer et à engamer la mouche.

Cependant, n’utilisez cette méthode qu’avec parcimonie et toujours quand la dérive inerte n’aura vraiment rien donné car l’animation de la « roulette » n’est à mon avis pas la meilleure des solutions.

Je pense en effet que cette utilisation doit rester l’ultime solution, la dernière « carte » à jouer, celle de la dernière chance car il arrive parfois que l’effet produit par l’animation de la mouche ne soit pas celui escompté et que la réaction des poissons soit totalement inverse au but recherché.

La conséquence peut en effet être irréversible et déclencher la fuite des truites en poste, surprises par ce comportement anormal de la nymphe.

Peche à la roulette à vue:

Quand les conditions le permettent Si la pêche aveugle est passionnante, la pêche à vue, très efficace elle aussi, est absolument captivante.

Cependant, comme son nom l’indique, il faut nécessairement localiser un poisson avant de pêcher et ce n’est pas spécialement simple dans des rivières assez courante, même si l’eau est particulièrement limpide.

La technique est en tous points identique à celle de la pêche à la « roulette » aveugle mais en intégrant la dimension de la vue en plus.

Cette nuance peut paraître bien ridicule mais cette pêche, particulièrement spectaculaire, est éprouvante pour les nerfs tellement la tension est grande quand vous voyez l’artificielle qui commence à tutoyer la truite.

Il convient alors d’étudier le comportement du poisson, de surveiller ses écarts, sa position … et de ferrer dès qu’il s’est saisi de la mouche.

Lorsque l’eau est particulièrement claire, caractéristique indispensable si l’on veut correctement pratiquer la pêche à vue, mais d’avantage pour une bonne dérive de l’artificielle, la pointe du bas de ligne ne doit pas excéder 12 centièmes, voir 14 centièmes au maximum.

Donc, aux vues du diamètre de nylon utilisé, il est capital d’avoir un hameçon d’excellent qualité au piquant irréprochable car ce dernier doit être en mesure de pénétrer sur une légère traction, proportionnelle à la résistance du fil, dans la partie dure de la gueule de la truite.

Les poissons étant la plupart du temps piqués à cet endroit, il faut donc veiller régulièrement à son affûtage pour éviter un trop grand nombre de décrochage pendant le combat.

Cette technique de pêche, forte en sensation, vous permettra sans aucun doute de réaliser de fort beau coup de ligne et il est fort à parier qu’après quelques sorties vous aurez une vision un peu différente et sans préjugé sur la pêche « à la roulette ».

Reste ensuite la manière et l’éthique que vous adopterez au bord de l’eau pour faire de cette technique une pêche sportive, noble, respectable … et respectueuse. _

nymphe au fil technique

La nymphe au fil comment débuter facilement?

Lorsque dans certains cas la pêche à la nymphe à vue est impossible, la couleur du fond ou la teinte de l’eau empêchant de voir le poisson, il faut avoir recours à la nymphe « au fil ».

Nymphe à vue ou nymphe au fil?

Lorsque l’on parle de pêche au fil, les moucheurs savent immédiatement que l’on a affaire à une pêche à la nymphe. Cette pêche, même si elle n’a ni l’attrait ni la qualité de la pêche à vue permet de faire face à de nombreuses situations qui n’autorise pas la pêche classique à la nymphe.

Même si cela est dommage, il serait utopique de penser voir le poisson à chaque fois que nous allons pêcher à la nymphe.

Pour ne manquer aucune occasion de pêche nous exploiterons donc la pêche au fil lorsque, pour une raison ou une autre, le poisson n’est pas visible.

C’est le cas notamment dans les eaux brunes de beaucoup de rivières granitiques Françaises qui ne permettent que très rarement d’apercevoir une truite.

Lorsque l’on connaît bien son parcours, on peut néanmoins espérer surprendre quelques mouchetées à vue sur les fins de lisses, sur les bordures peu profondes ou lorsque des conditions particulières les font s’approcher très près de la surface.

Dans tous les autres cas la pêche au fil est indispensable. En fonction des circonstances Chacun sait que suivant l’exposition du cours d’eau, nous pouvons ou ne pouvons pas voir le poisson à certaines heures de la journée.

Cela dépend bien sûr de la position du soleil par rapport à la rivière qui permet également à la truite en poste de voir ou de ne pas voir le pêcheur. A partir de ces données, il sera quelquefois nécessaire de ne pas prendre le risque de faire fuir le poisson en essayant de le voir alors que la lumière est défavorable, mais plutôt de le tenter en pêchant au fil.

Lorsque le vent ride la surface, situation courante, et en particulier sur les grands plats, il est très souvent préférable de pêcher assez loin au fil que de trop s’approcher pour tenter de voir un poisson qui sera parti avant même que notre œil ne le surprenne.

Tôt le matin ou tard le soir, les truites s’approchent fréquemment des bordures. Mais comme la lumière est faible, il paraît inutile d’essayer de repérer « son » poisson.

Il serait néanmoins dommage de ne pas pêcher à la nymphe en ces heures de la journée car l’activité des larves subaquatiques est souvent importante et l’agressivité des truites à son maximum.

Comment voir la touche à la nymphe au fil?

Une touche difficile à repérer Dans ces conditions, le repérage de la touche est assez difficile. Pour certains, pêcher au fil, c’est comme pêcher au bouchon. Il suffirait d’observer son bas de ligne et lorsque celui ci plonge, de ferrer. En fait, cette situation est plutôt rare. Comment l’expliquer ?

Notre leurre est un plomb, ce qui signifie que, sauf si nous sommes en présence de poissons sortis fraîchement d’une pisciculture, la nymphe sera recrachée avec une rapidité proportionnelle à la qualité sauvage de la truite.

Par ailleurs, pour que la touche soit nette, il faudrait que le bas de ligne soit toujours très tendu. Exemple : dans la pêche au coup, les touches sur le bouchon sont d’autant plus précises que la ligne est bien lestée et l’appât bien en pointe.

Cependant, chacun a pu expérimenter que c’est pendant les relâchers que l’appât est le plus souvent engamé. Les relâchers étant très court et effectués en bout de canne, le pêcheur au coup doit être rapide pour ferrer, mais a deux avantages par rapport au pêcheur en nymphe :

  • d’une part il est directement en contact avec son esche (la soie ne traînant pas sur l’eau)
  • et d’autre part son appât est réel et, par conséquent, mieux pris et mieux conservé.

Si j’ai établi cette comparaison avec la pêche au coup, c’est pour bien mettre en évidence que si quelquefois la touche à la nymphe est nette et précise cela reste néanmoins l’exception.

Car la truite répugnera toujours à prendre une nymphe en bout de bas de ligne trop tendu.

Comment déceler la touche ?

Comme je viens de l’évoquer dans le paragraphe précédant, si vous vous attendez à percevoir une touche franche et nette vous courrez à la catastrophe.

En effet, à peine une touche sur dix sera bien franche. Quand par exemple la truite est surprise et attaque très vite la nymphe avec voracité comme s’il s’agissait d’un vairon, quand elle attaque de loin et est emportée par la vitesse ou quand enfin le bas de ligne a été tendu momentanément par le courant et que l’attaque du poisson le stoppe net.

Dans les autres cas, d’ailleurs passées inaperçus à l’œil du novice, notre belle mouchetée y regardera à deux fois et le ferrage deviendra alors beaucoup plus intuitif.

Dans ces conditions, quels indices permettent de détecter l’attaque ?

Les cas de figures sont multiples et impossibles à tous répertorier. L’intuition et l’expérience du pratiquant favoriseront bien entendu la réussite.

Cependant, afin de conserver une idée relativement simple de la technique, il est possible de donner un conseil apparemment banal et sans réelle valeur à première vue mais qui permettra sans doute au débutant de se forger sa propre expérience.

Chaque fois que quelque chose se passe dans l’environnement de votre nymphe, il faut ferrer. Très vite, le néophyte aura en tête certaines situations qui lui auront permis une capture.

Et puis, quel problème cela pose-t-il que de ferrer dix fois dans le vide ? Pour les impatients on peu citer certaines situations assez conventionnelles parmi un ensemble infini de cas de figure.

  • Dans peu d’eau, il sera possible de voir le déplacement de la truite ou de déceler un éclair blanchâtre, un remous peu se produire (difficile à appréhender si la nymphe est très loin) ou bien le fil peu se déplacer légèrement ou tout simplement marquer un infime arrêt.
  • Dans une eau plutôt profonde le fil est souvent le seul indice, mais afin de manquer le moins d’opportunités possibles, le bas de ligne sera travaillé sans cesse afin de multiplier les occasions d’attaque du poisson, et aussi de supprimer au maximum les possibilités de prise de la nymphe sans indice visible sur le bas de ligne.

Je tiens à préciser que la pêche en nymphe est une pêche qui se situe toujours vers l’amont, soit trois quarts amont, mais jamais ver l’aval.

La pêche vers l’aval où le leurre est tiré à contre-courant ne fait pas partie de la pêche en nymphe.

Quel matériel  pour pêcher à la nymphe au fil?

Il ne faut pas de matériel spécifique pour la pêche au fil. Celui utilisé pour la pêche en nymphe ou en sèche peut parfaitement convenir.

La contrainte essentielle me paraît être la longueur du bas de ligne (entre 5 et 6 mètres) et la finesse de la pointe (de 8 à 12 centièmes).

La combine pour arriver à mieux suivre son nylon des yeux est assez simple :

  • Il suffit de graisser le bas de ligne sur une longueur que l’on déterminera en fonction de la profondeur à laquelle on veut pêcher.
  • On peut également intercaler un morceau de fil fluo entre deux segments du bas de ligne
  • ou placer sur ce dernier un morceau de laine blanche ou rouge, du polypropylène ou n’importe quel autre matériau flottant sur un point précis du bas de ligne.

Il faut tout de même savoir que si la détection des indices d’attaque est plus aisée avec ce style de repère, la grossièreté du procédé n’en est pas moins gênante en certains cas, et peut même effrayer le poisson.

De plus, lorsque l’on vient à se servir d’un bouchon comme repère visuel, pourquoi s’évertuer à lancer avec difficulté un ensemble déséquilibré et lourd alors que l’on pourrait le faire bien plus simplement avec une grande canne et un moulinet à tambour fixe !

Il en faut toutefois pour chacun, puisque l’on dit fréquemment que tous les goûts sont dans la nature, mais à un certain degré, on est en droit de s’interroger sur la dérision de tel ou tel choix et sur l’opportunité du matériel retenu pour la pratiquer.

technique peche a la mouche

Les différentes techniques de pêche a la mouche

technique peche a la mouche: découvrez les différentes approches.

La pêche à la mouche est un monde fabuleux qui vous permet d’attraper bon nombre de poisson différent. Que vous pêchiez en mer ou dans les petits torrents de montagne.

Seulement, et j’imagine que vous le comprenez. Vous n’utiliserez pas la même technique pour pêcher une truite de torrent ou un tarpon dans la mangrove des Caraïbe

Découvrez ci-dessous les différentes techniques de peche à la mouche en fonction des endroits ou vous pêchez.


Technique peche a la mouche: la sèche

Commençons par la plus connus, je veux bien sur vous parler de la pêche à la mouche sèche.

La pêche en sèche, consiste à utiliser une imitation d’insecte pour pêcher la surface. Le but du jeu ici est de profiter du courant afin de laisser votre mouche dériver.

Repérez le poisson grâce au gobage (rond sur l’eau ). pour ce faire, vous devez scruter la surface afin de voir quels insectes flotte et ou se situent les poissons convoiter.

Ensuite, vous devrez trouver dans votre boite à mouche, l’imitation qui se rapproche le plus du menu du jours. Malheureusement pour le pêcheur débutant, ce n’est pas le plus facile.

Bien sur la technique de pêche à la mouche sèche, sera totalement différente si vous pêchez un torrent ou une grande rivière.

Dans le premier cas, vous allez devoir pêcher à courte distance. Une pêche de discrétion qui s’effectue à quelques mètres devant vous seulement. Tandis que pour la pêche en rivières, vos lancer pourront atteindre des distances de 12 m et plus.

L’action de pêche se déroule principalement de l’aval vers l’amont. C’est à dire que vous devez remonter le courant.

Quels poissons pêcher à la mouche sèche?

Vous pouvez pêcher une multitude d’espèce à la mouche sèche. Ceci vont de la majorité des poissons blanc, mais aussi les salmonidés ou encore les carnassiers.

Bien sur en fonction du poisson recherché. Vous devrez adapter votre matériel. Surtout n’envisagez pas de pêcher la carpe avec votre ensemble pour l’ablette.

La technique de pêche à la mouche sèche est une pêche formidable. Voir disparaître sous l’eau votre artificielle est source d’émotion.

En absence de gobages, il est tout à fait possible d’employer cette technique. Il vous suffit de pêcher les postes habituel. Si ces derniers ne donne rien, il faudra soit pêcher sous la surface, soit proche du fond.

Pour cela plusieurs possibilités s’offrent à vous…


Technique peche a la mouche: la nymphe

La pêche en nymphe est certainement la technique de pêche à la mouche la plus difficile à maîtriser pour le pêcheur débutant

Pourtant, cette technique est essentielle si vous voulez être un pêcheur à la mouche complet. La raison en est simple, les poissons se nourrissent le plus souvent au fond quand surface.

Il faut se rappeler qu’un poisson qui gobe saisira bien souvent une nymphe qui passe. Alors, qu’un poisson qui nymphe ne se déplacera que très rarement pour gober une mouche sèche.

Il existe deux grand type de pêche à la nymphe:

La pêche en nymphe à vue ( N.A.V)

Pratiquer la pêche à la mouche à vue est le summum pour la plupart des pêcheurs. Le contact visuel avec le poisson que l’on recherche à capturer, procure toujours de très fortes émotions.

La nymphe à vue qui se traduit par la localisation visuelle du poisson, l’approche du dit poisson et sa pêche avec une imitation de nymphe.

Pour réussir dans cette technique de peche à la mouche, il est primordial de rechercher des eaux suffisamment claires. En général, les rivières calcaires sont tout indiquées pour la pêche en nymphe à vue.

Cette pêche à la mouche se pratique aussi bien vers l’amont que vers l’aval en rivière. Mais vous préférerez la pratiquer vers l’amont car elle demande de ne pas faire d’erreur technique comme couvrir le poisson avec votre soie par exemple.

Pour réussir dans cette approche, vous devez absolument être discret et aussi avoir une bonne vue.

Comment pêcher en NAV?

N’étant pas un expert dans cette technique et débutant tout juste la nymphe à vue. Je préfère vous diriger vers des articles ou des ouvrages traitant parfaitement de la pêche en nymphe à vue.

Je vous invite à lire l’article de Nicolas germain qui à mes yeux est le meilleur pêcheur français de cette technique. Cette article est décomposé en 8 étapes afin d’aider le pêcheur débutant qui souhaite se lancer dans la pêche en NAV.

Sinon, vous pouvez lire l’ouvrage de jean Claude Dufour sur la nymphe à vue.

Ce livre s’adresse aux pêcheurs déjà expérimentés qui ont du mal à réussir en nymphe à vue. Il leur permettra de progresser rapidement en leur évitant les erreurs les plus courantes.

Vous découvrirez entre autre l’histoire de la pêche en nymphe est son évolution depuis son apparition sur les sur les chalk-streams anglais au début du XXe siècle

Vous découvrirez entre autre:

Technique peche a la mouche

  • le matériel nécessaire
  • l’approche du poisson
  • le lancer
  • la présentation
  • le ferrage
  • et le combat.

La pêche en nymphe au fil

Après la N.A.V que vous venez de lire précédemment, il existe une autre technique de pêche à la mouche la nymphe au fil.

cette dernière est relativement efficace lorsque, vous n’avez pas de repère visuel. par exemple, dans des eaux tumultueuses ou teintées.

la difficultés première de la nymphe au fil, est de rester en contact avec sa nymphe pour détecter rapidement la touche. Mais également d’atteindre un poisson posté en profondeur avec une nymphe de petite taille et légère.

Contrairement à la pêche à vue, ou vous repérez le poisson avant de l’attaquer. Ici, il faudra apprendre à lire l’eau pour trouver le poisson tant convoité. En bref la nymphe au fil est une très bonne école pour apprendre ou améliorer votre sens de l’eau.

Comment pêcher à la nymphe au fil?

Voici une liste d’article de blog de de livre qu traite de cette technique de peche a la mouche:

Comme beaucoup des techniques de la pêche à la mouche, les principes de la pêche à la nymphe moderne doivent tout aux Britanniques.

Pourtant, à partir des années 1980, des « moucheurs » français changent la donne en utilisant de très longs bas de ligne, bientôt connus en dehors de la France sous le nom « bas de ligne français ».

Cet ouvrage est indispensable au débutant qui veut se mettre à la pêche à la nymphe comme au « nymphomaniaque » qui y trouvera de précieux conseils de l’élite des pêcheurs en compétition.

Quels poissons pêcher en nymphe?

La nymphe est une imitation de larve aquatique vivant au fond de l’eau. Il est connu que les poissons se nourrissent principalement de nymphes et de larves.

  • truite
  • Ombre
  • Chevesne
  • Barbeaux
  • et même la perche

Technique peche a la mouche: la noyée

Tout comme la pêche en nymphe, la technique de pêche à la noyée vous permet de pêcher sous la surface de l’eau.

Cette technique, consiste à présenter un train de mouche imitant des invertébrés aquatique muant vers la surface.

Ce train est généralement composé de 3 mouches. La première (lestée) est nouée à l’extrémité de la ligne. Tandis, que les autres sont montées en potence au dessus de la mouche de fond.

Contrairement aux deux autres techniques (sèche et nymphe) ici la pêche se pratique de l’amont vers l’aval.

Le but du pêcheur est de faire un arc de cercle à son train de mouche. un peu comme un pêcheur à la cuillère.

Attention, surtout ne ferre pas à la touche. Avec l’inertie de la ligne le poisson se ferre tout seul.


Technique peche a la mouche: le streamer

Contrairement aux trois techniques de pêche à la mouche que vous venez de voir.. La pêche à la mouche à l’aide d’un streamer est une technique incitative.

En fait, le streamer se rapproche énormément de la pêche aux leurres. Il imite le plus souvent un petit poisson ou un batraciens.

Cette technique est très employée notamment pour pêcher le brochet à la mouche. Mais elle peut aussi être employée avec succès pour pêche à la mouche en réservoir.

Ici, hors de question de pêcher en dérive naturelle comme en sèche. Il vous faudra animer sans cesse votre mouche. En procédant à des tirées/relâchées.

Technique peche a la mouche: avoir plus d’une corde à son arc

Comme vous le savez deja, la pêche à la mouche est vraiment une passion fascinante. Que dis-je? Elle est pour beaucoup un art de vivre.

Lorsqu’on voit les différentes techniques de pêche à la mouche sans parler ici de fly tying. Vous comprenez vite pourquoi.

La pêche à la mouche englobe tous les sens:

  • Pêche à vue
  • le coté tactile avec la nymphe au fil
  • la traque du poisson au streamer
truite a la mouche

9 conseils pour débuter la truite à la mouche?

comment pecher la truite a la mouche?

Pêcher sa première truite à la mouche est un souvenir exceptionnel, comme le premier brochet de la vie d’un pêcheur.

Je me souviens encore de la belle fario qui est venu gober ma mouche sèche pour la première fois. J’avais découvert un tas d’astuces dans ce livre

Mais pour attraper une truite avec succès, vous devez bien connaître son comportement ainsi que son alimentation.

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mouche en hiver

Peche mouche hiver: 10 mouches + astuces pour réussir

Peche mouche hiver: comment réussir dans ces conditions?

Oui il est possible  de continuer la pêche à la mouche l’hiver. Même si la truite ferme à partir de mi septembre en France. Attention, ici nous n’allons pas parler de pêche en 1ère ou seconde catégorie. mais bel est bien de pêche à la mouche en réservoir.

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